
Le Chœur
Sammartini
Concert du 25 avril 2026
W.A. Mozart :
Sancta Maria, Mater Dei K273
Œuvres de A. Vivaldi :
Magnificat RV610 ; Beatus Vir RV598
A. Borodine :
Le Prince Igor : Danses polovtsiennes
Extraits d'opéras :
A. Ponchielli, G. Gershwin, P. Mascagni,
G. Verdi, J. Offenbach
Extraits d'opérettes :
A. Piazzola, L. Bernstein
Airs célèbres du XXè siècle :
Ennio Morricone : La Califfa ; Mission
L. Plamondon & R. Cocciante : N-D de Paris
C. Mangione : Children of Sanchez
25 avril 2026, à 20h
W:Halll
Centre Culturel de Woluwe-St-Pierre
Avenue Ch. Thielemans 93
1150 Woluwe-Saint-Pierre
Prix des places :
Adultes 25€ (20€ en prévente)
Tarif réduit (seniors, -26 ans, académie, A Coeur Joie) : 18€
Information : 0475/29.88.72
Réservation on line :
ou via :

Pascal Pons, chef d'orchestre
PROGRAMME
Un concert festif !
En juin dernier, la commune de Woluwe-Saint-Pierre a signé un jumelage avec la commune de Saint-Raphaël (Var, France). Ce jumelage est une occasion unique d'avoir des échanges privilégiés réguliers entre les deux communes, notamment sur le plan culturel.
Pour fêter ce jumelage, les chœurs des deux villes s'unissent pour célébrer le pouvoir rassembleur de la musique et vous offrir un concert festif à Woluwe-Saint-Pierre.
Les deux chœurs fêteront en outre leurs 100 ans d'existence : 60 et 40 ans, respectivement pour L'Esterelenco et Sammartini !
Bruno Picaudé, chef de chœur
Bruno a suivi un parcours de formation plutôt atypique. Adolescent, il chante dans la chorale de son collège, puis au lycée dans un groupe de folklore espagnol, et joue des cuivres et des percussions dans une fanfare. Parallèlement à son entrée à l'Ecole normale, il commence ses études de chant avec Josée Christine à Draguignan. Sa formation est complétée par des stages variés : style et gestique baroques avec la Société de Musique Ancienne de Nice, voix et corps avec le Théâtre Roy Hart Théâtre,

chant grégorien avec l'Ensemble Venance Fortunat, chant harmonique avec David Hykes, technique vocale avec Michel Piquemal. Membre de l'Ensemble vocal Esterelenco de Saint-Raphaël/ Fréjus depuis 1979, il a chanté dans une vingtaine de pays et a pris la direction musicale du chœur en 2003. Depuis 2016, il dirige aussi l’Ensemble choral de Lorgues. Il a obtenu le grand prix d’honneur au concours international de musique Magda Brard à Nice, le prix d’excellence au concours Euterpe à Marseille et la médaille d’or avec mention Très Bien au Conservatoire de Toulon dans la classe de Luc Coadou. Il est titulaire du certificat d’aptitude aux fonctions de maître formateur en musique. Depuis 1990, il assure les cours de musicologie à l’Université pour Tous de l’Est Varois et donne de nombreuses conférences.
Klaudia Zajac, cheffe de chœur

Patrick Valls, chef de chœur


(photographe @Anja Thölking)
Originaire de Nice, Pascal a étudié la percussion, le piano et le chant au Conservatoire National en Région (CNR) de sa ville natale. Il a fait ses premières expériences de musique de scène et de musicien d’orchestre à l’Opéra de Nice. Ensuite, au CNR de Versailles, il obtient son premier prix et le prix de perfectionnement en percussion et suit les cours d’écriture et d’orgue. Il complète sa formation en orgue et en percussion à la Musikhochschule de Freiburg en Allemagne, où il obtient le diplôme d’études supérieures et sa licence de soliste. Parallèlement, il suit des cours de direction à Karlsruhe.
Spécialiste du répertoire contemporain, Pascal est le dédicataire et le créateur de nombreux concertos avec orchestre. Il joue en soliste avec l’Orchestre de la SWR Stuttgart, l’Orchestre philharmonique de Liège, l’Orchestre de la Radio de Berlin… Il se produit dans le monde entier lors des plus grands festivals, dans les salles les plus renommées et sous la baguette d’illustres chefs. Mettant cette expérience à profit, il réalise différents projets avec des ensembles de percussion et dirige les Orchestres symphonique et d’harmonie du Conservatoire de Versailles.
Il dirige le Sinfonieorchester der Jugendmusikschule St. Georgen/Furtwangen depuis 2018, l’Ensemble de l’Institut de musique contemporaine de la Hochschule für Musik de Freiburg depuis 2019, la Stadtmusik Waldkirch depuis 2024, ainsi que le Musikvergein Merzhausen. Après avoir enseigné à la Haute Ecole de Musique du Conservatoire Neuchâtelois de 2005 à 2009 et au Conservatoire de Versailles jusqu’en 2018, Pascal est professeur de percussion depuis 2012 à la Haute Ecole de Musique de Lucerne.
Elisabeth Ternisien, mezzo-soprano
Elisabeth est une mezzo-soprano française. Elle se forme au Conservatoire royal de Bruxelles dans la classe de Christine Solhosse, puis poursuit ses études au Conservatoire de Maastricht (Pays-Bas) où elle obtient un Master auprès d’Axel Everaert.
En 2023, elle participe à la première Académie de l’Opéra de Monte-Carlo et y interprète, avec l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, les rôles de la Mère, de la Tasse chinoise et de la Libellule dans L’enfant et les sortilèges de Maurice Ravel. En 2025, elle aborde également le grand répertoire lyrique en interprétant Tancredi de Gioachino Rossini au Conservatoire de Maastricht et Flora dans La Traviata de

Giuseppe Verdi au festival Lyrique en Mer, sous la direction artistique de David Jackson. Très attachée au répertoire d’opérette, elle se produit avec le Brussels Operetta Theater dans les rôles d’Hélène (La Belle Hélène de Jacques Offenbach), du Roi (Das Spitzentuch der Königin de Johann Strauss II) et dans le rôle-titre de Luisa Fernanda de Moreno Torroba.
Elle chante régulièrement des solos d’oratorio, notamment les airs de la Passion selon Saint Jean de Jean-Sébastien Bach à l’église Notre-Dame du Sablon à Bruxelles, avec le Komorebi Consort dirigé par Sigiswald Kuijken. Désireuse d’approfondir le répertoire de la musique ancienne, elle intègre en 2025 le Studio baroque de l’IMEP sous la direction de Sophie Karthaüser.
Le Chœur L'Esterelenco de Saint-Raphaël/Fréjus

Association chorale de Saint-Raphaël et Fréjus, L’Esterelenco a été fondée en 1966 par Daniel Artus sous l'égide des Jeunesses Musicales de France et du mouvement international «A Coeur Joie ». Depuis 2002, la direction musicale a été confiée à Bruno Picaudé, membre et soliste du chœur depuis 30 ans.
Le chœur rassemble aujourd'hui 83 choristes, incluant des musiciens confirmés ; et l'ensemble du répertoire s'étend de la Renaissance au XXIe siècle, dans des styles extrêmement variés, de la musique populaire à la musique savante, toujours dans les langues originales. Il a souvent collaboré avec des orchestres philharmoniques professionnels (Orchestre Philharmonique de Nice, Orchestre Régional PACA, Ensemble instrumental de Marseille et de Toulon), ou amateurs (Ensemble instrumental «Ad Libitum», Orchestre symphonique de Sankt Georgen, ville jumelle de St Raphaël, Orchestre d'harmonie de Cannes) pour les grandes œuvres du répertoire d'oratorio ou d'opéra, sous la direction de chefs renommés.
L’Esterelenco organise de nombreux voyages pour donner des concerts à l'étranger, nouer ainsi des relations amicales et faire des découvertes culturelles. Il s'est ainsi produit dans tous les pays d'Europe, ainsi qu'en Amérique, Afrique et Asie.
Lors de ce concert-ci, une choriste du chœur, la soprano Odile Maurin, chantera en alternance avec Bruno Picaudé les solos des morceaux interprétés par le chœur.
Le Chœur Sammartini
Lors de ce concert, deux choristes du chœur, la soprano Anh Dang et le ténor Angelos Delivorias chanteront aux côtés d’Elisabeth Ternisien, les solos des deux œuvres de Vivaldi.

L'Harmonie de Waldkirch et Merzhauzen
L’orchestre harmonique qui accompagne les chœurs pour ce concert est constitué de musiciens issus de deux orchestres distincts dirigés par Pascal Pons

dans la région de Freiburg im Breisgau en Forêt-Noire (Allemagne) : le Symphonisches Blasorchester Stadtmusik Waldkirch et le Musikverein de Merzhausen. Ces ensembles musicaux sont composés d’instruments à vent et de percussions. Ils contribuent depuis plus d’un siècle à la vie culturelle de leur région. Tout en entretenant le répertoire traditionnel de musique d’harmonie adapté aux évènements festifs locaux tels que le carnaval, l’orchestre développe de nombreux projets avec de la musique moderne, des créations, des musiques de films, de la musique classique et de la musique sacrée.

Le Sammartini consort
Le Sammartini consort est un orchestre à dimension et composition variable qui accompagne le Chœur Sammartini lors de certains concerts. Pour celui-ci, il s’agit d’un ensemble d’instruments à cordes et hautbois, typique de l’époque baroque et constitué d’étudiants au Conservatoire royal de Bruxelles.

OEUVRES ET COMPOSITEURS
Sancta Maria KV 273 de Wofgang Amadeus Mozart
Wofgang Amadeus Mozart (1756-1791) a 21 ans quand il écrit le Sancta Maria. Enfant prodige, il a sillonné l’Europe de ses six à ses dix ans avec son père et sa sœur, émerveillant les souverains et leurs cours par sa virtuosité au clavier et au violon. Il a encore voyagé en Italie entre 14 et 17 ans et s’est formé auprès des plus grands compositeurs de son temps. Il a ensuite travaillé au service du prince-archevêque de Salzbourg, sa ville natale, pour qui il composait les musiques des cérémonies religieuses de la cathédrale. Le Sancta Maria est peut-être la dernière de ces œuvres, puisque Mozart démissionne de son poste l’année de sa composition, excédé par l’intransigeance de l’archevêque. Dans cette prière à la Vierge, il parvient à allier la rigueur de la forme religieuse à une expressivité émotionnelle rare pour un compositeur de son âge. Il transcende les conventions de son temps pour créer une musique à la fois savante et profondément émouvante.
Sancta Maria, mater Dei, ego omnia tibi debeo, sed ab hac hora singulariter me tuis servitiis devoveo. Te patronam, te sospitatricem, patronam eligo. Tuus honor et cultus aeternum mihi cordi fuerit aeternum, quem ego numquam ego deseram, neque ab aliis mihi subditis verbo factoque violari patiar. Sancta Maria, tu pia me pedibus tuis advolutum recipe, in vita protege, in mortis discrimine defende. Amen.
Sainte Marie, mère de Dieu, je vous dois tout et dès cet instant je me consacre entièrement à votre service. Je vous choisis comme ma patronne, mon refuge, ma protectrice. Que votre honneur et votre vénération demeurent toujours dans mon cœur, que jamais je ne vous oublie ni ne tolère un outrage d’un de mes subordonnés par la parole ou par l'action . Sainte Marie, recevez-moi pieusement à vos pieds, protégez-moi dans la vie, défendez-moi face à la mort. Amen.
Magnificat RV 610 d’Antonio Vivaldi
Antonio Vivaldi (1678-1741) est le compositeur italien le plus célèbre de l’époque baroque, principalement pour ses nombreux concerti pour violon et divers autres instruments, mais il a laissé aussi un important répertoire de musique vocale sacrée en raison de son sacerdoce (on le surnommait « le prêtre roux ») et de sa fonction de directeur musical de l’Ospedale della Pieta, un grand orphelinat pour jeunes filles à Venise. Lors des concerts de l’institution, Vivaldi présentait ses œuvres en même temps que ses élèves qui les interprétaient. Les meilleures jouaient ou chantaient les morceaux pour solistes. Son Magnificat (cantique de la Vierge Marie), dont il a produit 4 versions entre 1713 et 1739 (celle-ci est la 3ème), est divisé en 9 courtes parties :
1/ Magnificat anima mea (chœur)
2/ Et exultavit (soprano, alto, ténor)
3/ Et misericordia eius (chœur)
4/ Fecit potentiam (chœur)
5/ Deposuit potentes (chœur)
6/ Esurientes (duo de sopranes)
7/ Suscepit Israel (chœur)
8/ Sicut locutus est (soprano, alto, baryton)
9/ Gloria Patri (chœur)
Mon âme exalte le Seigneur.
Exulte, mon esprit, en Dieu mon sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom.
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour.
Il l’a promis à nos pères, à Abraham et à sa descendance à jamais.
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.
Beatus Vir RV 598 d’Antonio Vivaldi
Ce Beatus Vir se compose de quatre parties comprenant chacune un solo d’alto, un duo de sopranes et une conclusion du chœur :
1/ Beatus vir
Potens in terra
Gloria et divitiae
2/ Exortum est
Jucundus homo
In memoria aeterna
3/ Paratum cor eius
Dispersit
Peccator videbit
4/ Gloria Patri
Sicut erat in principio
Amen
Heureux l'homme qui craint le Seigneur…
Sa descendance sera puissante sur la Terre… Gloire et richesse ornent sa maison…
La lumière brille pour les cœurs droits… Heureux le miséricordieux…
Le juste restera dans la mémoire éternelle…
Son cœur est confiant dans le Seigneur…
Il distribue aux pauvres…
Le pécheur le voit, s'irrite, grince des dents…
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit
Comme au commencement, maintenant et à jamais pour les siècles des siècles. Amen.
Chœur « Feste! Pane! » de l’opéra « La Gioconda » d’Amilcare Ponchielli
Amilcare Ponchielli (1834-1886) a fait ses études au Conservatoire de Milan avant d’y devenir professeur. Il y a eu comme élèves Giacomo Puccini et Pietro Mascagni . Il a composé des opéras dont le plus connu est La Gioconda. Notons qu’il devait être féru d’Histoire puisqu’il a appelé son fils aîné Annibale. L’intrigue de La Gioconda est inspirée du livre Angelo, tyran de Padoue de Victor Hugo. Enzo, noble banni de Venise, y revient en secret pour retrouver sa maîtresse Laura. Gioconda, amoureuse d’Enzo mais aussi dévouée à Laura qui a sauvé sa mère des griffes de l’infâme Barnaba, sauve les deux amants d’abord du mari de Laura puis de Barnaba avant de se suicider pour lui échapper. Dans Feste! Pane! Le peuple vénitien exprime sa joie d’assister aux régates sur le Grand Canal.
Extraits de l’opéra « Porgy and Bess » de George Gershwin
Georges Gershwin (1898-1937) est un compositeur américain d’origine juive, emblématique du début du 20e siècle, passé à la postérité pour avoir fusionné jazz, musique classique et airs populaires. Son opéra Porgy and Bess, composé à 27 ans, suit le couple formé par Porgy, un mendiant estropié, et Bess, initialement mariée à un voyou, dans un milieu exclusivement afro-américain au coeur d’un quartier défavorisé de Charleston en Caroline du Sud, en pleine misère de la Grande Dépression américaine des années 1930. Malgré tout, dans le quartier, on boit, on chante, on joue, on danse même. L’air le plus connu de Gershwin, Summertime, est chanté à quatre reprises dans l’opéra.
« Ave Maria païen » de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, mise en musique par Richard Cocciante
La comédie musicale française Notre-Dame de Paris a été créée en 1998 par le parolier Luc Plamondon et le compositeur Richard Cocciante. Elle s’inspire du roman éponyme de Victor Hugo et a été jouée dans plus de 20 pays en 8 langues différentes. Les personnages principaux sont Esmeralda, la jolie bohémienne qui fait rêver les hommes, et Quasimodo, le sonneur de cloches de la cathédrale, bossu, borgne et boîteux.
Dans l’Ave Maria païen, menacée de mort, Esmeralda implore la protection de Notre-Dame :
Ave Maria, pardonne-moi si devant toi je me tiens debout, moi qui ne sais pas me mettre à genoux.
Protège-moi de la misère, du mal et des fous qui règnent sur la terre. Des étrangers, il en vient de partout.
Ecoute-moi, fais tomber les barrières entre nous qui sommes tous des frères.
Veille sur mes jours et sur mes nuits. Protège-moi, veille sur mon amour et sur ma vie.
Danses polovtsiennes de l’opéra « Le Prince Igor » d’Alexandre Borodine
Alexandre Borodine (1833-1887) est un personnage « HP » (haut potentiel) de nationalité russe. Autodidacte, il commence à composer de la musique à 9 ans, se passionne pour la chimie à 10 ans et commence ses études de médecine à 15 ans. Il mènera une carrière triple : scientifique, médicale et musicale. Ses œuvres les plus connues sont le poème symphonique Dans les steppes de l’Asie centrale et l’opéra Le Prince Igor qu’il laisse inachevé, foudroyé par un infarctus à 53 ans. L’œuvre sera complétée par ses collègues Alexandre Glazounov et Nicolaï Rimsky-Korsakov. Le prince Igor combat les Polovtsiens, un peuple nomade du sud de la Russie. Son épouse Olga joue un rôle central dans la dimension émotionnelle et patriotique de l’opéra qui combine éléments héroïques, tragiques et folkloriques, intégrant des motifs de danse et de chants populaires russes ainsi que des chœurs spectaculaires, notamment le Chœur des Polovtsiens.
Extrait de l’opéra « Cavalleria rusticana » de Pietro Mascagni
Pietro Mascagni (1863-1945) est un des plus importants compositeurs italiens d’opéras du tournant du 20ème siècle. Il a connu un succès phénoménal à 27 ans avec son opéra Cavalleria rusticana. Ce triomphe a malheureusement éclipsé la plupart de ses œuvres suivantes. La musique de Cavalleria rusticana se rapproche souvent de la chanson populaire du sud de l'Italie. L’action se déroule dans un village de Sicile au 19e siècle. Turiddu, qui était fiancé à Lola avant son départ pour l’armée, l’a retrouvée à son retour, mariée à Alfio. Turiddu et Lola deviennent amants. Quand Alfio l’apprend, il provoque Turiddu en duel et le tue. Le rideau tombe sur un hurlant vivacissimo orchestral.
Extraits de l’opérette-tango « Maria de Buenos Aires » d’Astor Piazzola
Le compositeur et bandonéoniste argentin Astor Piazzola (1921-1992) est une icône de la musique de tango. Il s’est souvent rêvé en compositeur classique mais est toujours revenu au tango qu’il a révolutionné et qui a fait sa renommée.
En 1968, il écrit l’opérette Maria de Buenos Aires qui mêle tango, musique contemporaine, poésie surréaliste et théâtre narratif. Maria est une jeune argentine attirée par la ville, qui y mène une vie marginale avant de mourir dans l’enfer urbain puis de renaître grâce à l’amour d’un poète. Elle devient une figure protectrice de la ville, allégorie du tango qui prend vie, meurt et renaît, indissociable de l’âme de Buenos Aires.
« Children of Sanchez », musique de Chuck Mangione
Chuck Mangione (1940-2025) est un trompettiste, ou plus précisément un bugliste, de jazz américain. Depuis le début des années 1960, il a sorti plus de 30 albums et joué avec les plus grands noms du jazz. Ses plus grands succès sont Land of make believe (1973), Feels so good (1977), Chase the clouds away, joué aux JO d’été de 1976, Children of Sanchez qui lui a valu le Golden Globe de la musique de film en 1979, et Give it all you got, thème des JO d’hiver de 1980.
Children of Sanchez est à la fois son 16ème album, la bande-son du film du même nom et le titre phare de l’album. Il est célèbre pour sa mélodie nostalgique et la richesse de son orchestration.
Ouverture de l’opérette « Candide » de Leonard Bernstein
Le compositeur américain Leonard Bernstein (1918-1990) acquiert une renommée internationale en 1957 quand il compose la comédie musicale West Side story. Devenu chef d’orchestre réputé pour son énergie fulgurante, il a dirigé les plus grandes formations de ce monde. L’opérette Candide date de 1956. Elle fut initialement un échec, étant retirée de l’affiche après seulement deux mois. Cependant sa musique a été appréciée par les meilleurs critiques musicaux et son ouverture a été présentée par l’Orchestre philharmonique de New-York à peine un mois après la première, devenant rapidement immensément populaire au point d’être jouée par des centaines d’orchestres à travers le monde pendant les deux années suivantes.
« La Califfa », extrait de la musique d’Ennio Morricone pour le film éponyme
Ennio Morricone (1928-2020), compositeur et chef d’orchestre italien, a suivi une formation musicale approfondie. Il a développé une carrière en musique classique mais est devenu mondialement célèbre par ses musiques de films. Le film La Califfa, sorti en 1970, relate, sur fond de grèves violentes en Italie, un amour improbable entre le patron d’une usine et la pasionaria des grévistes dans son entreprise.
Dans l’air « La Califfa », l’héroïne exprime ses tourments : Tu ne me crois pas parce que la cruauté des maîtres n’a vu en moi qu’une chienne que tu tiens en laisse…
« Barcarolle » de l’opéra « Les Contes d’Hoffmann » de Jacques Offenbach
Jacques Offenbach (1819-1880), compositeur d’origine juive allemande mais naturalisé français et converti au catholicisme pour pouvoir épouser Herminie, la femme de sa vie, est célèbre pour ses œuvres lyriques, et plus précisément ses opérettes. A la fin de sa vie, il entreprend la composition des Contes d’Hoffmann, un opéra fantastique qu’il laisse inachevé. La Barcarolle ouvre le 4ème acte et est chantée par deux dames qui naviguent en gondole sur le Grand Canal de Venise. Le rythme en 6/8 évoque le mouvement de la houle. Belle nuit, ô nuit d’amour, souris à nos ivresses … Le temps fuit et sans retour, emporte nos tendresses …
« Vita nostra », extrait de la musique d’Ennio Morricone pour le film « Mission »
Le film Mission, qui date de 1986, retrace la cohabitation au 18e siècle entre les Indiens Guaranis de la forêt amazonienne et les envahisseurs européens partagés entre missionnaires jésuites pêcheurs d’âmes et colons conquérants chasseurs d’esclaves. Vita nostra est, dans le film, un chant de résistance des Indiens, avec des paroles en latin (les Jésuites leur ont appris à chanter des cantiques en latin, ce qui se révèle utile pour prouver au monde chrétien qu’ils font bien partie du genre humain). Ainsi clament-ils : C’est notre vie, notre terre, notre peine, notre force, notre colère, notre foi !
« Chœur des esclaves » de l’opéra « Nabucco » de Giuseppe Verdi
Giuseppe Verdi (1813-1901) est un des plus grands compositeurs d’opéras de tous les temps. Ses œuvres dominent encore le répertoire lyrique un siècle et demi après leur création. Son opéra Nabucco date de 1842 et relate la conquête de Jérusalem par le roi Nabuchodonosor suivie de la déportation des Hébreux vaincus à Babylone, capitale des vainqueurs. Le chœur Va pensiero exprime la nostalgie des esclaves exilés loin de leur terre promise : Va, pensée, sur tes ailes dorées; pose-toi sur les pentes, les collines, où embaument, tièdes et suaves, les douces brises du sol natal ! Salue les rives du Jourdain, les tours détruites de Sion. Ô patrie si belle mais perdue ! Ô souvenir si cher et funeste ! Harpe d'or des devins fatidiques, pourquoi pends-tu, muette, au saule ?...
« Chœur des gitans » de l’opéra « Il Trovatore » de Giuseppe Verdi
Giuseppe Verdi compose son opéra Il Trovatore (Le Trouvère) à 40 ans. L’action se déroule dans l’Espagne du 15e siècle. Le Chœur des Gitans est chanté par des forgerons tziganes qui battent le fer sur des enclumes. L’orchestre simule le travail de la forge sur un rythme de martèlement cadencé. Les forgerons chantent :
Vois, l'immense voûte des cieux se dépouille de son manteau nocturne, telle une veuve qui enlève enfin les vêtements de deuil qui l'enveloppaient. Au travail ! Frappe de ton marteau !
Qui embellit les jours des Tziganes ? La « Tziganelle » !
Verse-moi à boire, le vin donne force et courage à nos corps et à nos âmes. Regarde, un rayon de soleil fait briller mon verre d'un éclat plus vif. Au travail ! Qui embellit les jours des Tziganes ? La « Tziganelle » !